Professeur émérite, historien de la lignée · Rabat 1941 → Paris · Rabat (Maroc) → Paris
Professeur émérite de sciences économiques à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, David Encaoua appartient de plein droit à la lignée des Encaoua. À la retraite, il a choisi de consacrer son énergie intellectuelle à l'exploration de la pensée et de l'histoire juives — revenant aux sources d'une famille dont les membres furent pendant des siècles des gardiens du savoir rabbinique.
David Encaoua a enseigné pendant plus de trente-cinq ans à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, se spécialisant en économie industrielle et en théorie de l'innovation. Sa carrière académique illustre la capacité des grandes familles de tradition rabbinique à traverser les ruptures de l'histoire — l'exode du Maroc, la sécularisation, l'intégration à la modernité universitaire française — sans perdre le lien avec leur héritage profond.
Son article paru dans Généalo-J (n° 135, Automne 2018) constitue la contribution la plus directe à l'histoire de la lignée familiale. En travaillant sur la généalogie de sa lignée, il a mis en évidence quatre « passeurs de pensée juive » : Israël Al-Naqua, Éphraïm Al-Naqua, Abraham Ankawa et Raphaël Encaoua — quatre figures vivant à plus de six siècles d'intervalle, reliées par une préoccupation commune : concilier une pensée juive rigoureuse avec la modernité.
Son ouvrage Traversées du judaïsme au regard des enjeux contemporains, paru chez L'Harmattan en 2024, aborde les grandes questions du judaïsme contemporain : les différents courants du sionisme, le rapport entre religion et modernité, et la transmission de la pensée juive dans le monde contemporain. Il y combine la rigueur de l'économiste avec la sensibilité de l'héritier d'une longue tradition.
Ses articles dans le Times of Israël et Tribune Juive (2024-2025) témoignent d'un engagement actif dans le débat public sur les questions d'identité juive, de mémoire et de transmission. Il incarne le cinquième passeur de pensée de la lignée — celui qui, par la recherche et l'écriture, assure la continuité d'une chaîne intellectuelle ininterrompue depuis le XIVe siècle.