Mordehai Encaoua

Président du Tribunal Rabbinique de Tanger · Tanger 1905 – Caracas 1978 · Tanger, Maroc

Mordehai Encaoua (1905–1978) présida le Tribunal Rabbinique de Tanger, l'une des grandes communautés séfarades du nord du Maroc. Héritier de la longue tradition de juges rabbiniques de la lignée Encaoua, il porta cette charge au cœur du XXe siècle, avant de finir sa vie au sein de la diaspora marocaine de Caracas.

Av Beit Din de Tanger

Né à Tanger en 1905, Mordehai Encaoua y devint président du tribunal rabbinique (av beit din) : l'instance qui tranchait, selon la halakha, les questions de statut personnel, de mariage, de divorce et de succession de la communauté juive. Tanger, alors ville internationale ouverte sur le détroit de Gibraltar, abritait l'une des communautés séfarades les plus actives du Maroc, héritière des familles expulsées d'Espagne. À sa tête sur le plan judiciaire, il prolongeait la lignée des dayyanim Encaoua, de Tlemcen à Salé.

De Tanger à Caracas

Au cours du XXe siècle, l'essentiel du judaïsme marocain quitta le pays ; une diaspora séfarade marocaine se reconstitua notamment au Venezuela, où Caracas devint un foyer important. C'est là que Mordehai Encaoua s'éteignit en 1978 — illustrant le déplacement d'un monde rabbinique du Maghreb vers les Amériques, où il continua de porter la mémoire et l'autorité de sa communauté d'origine.

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